Pour une impression waterless, rien ne change mis à part qu'il n'y a plus de système de mouillage.
Le procédé conventionnel (humide)
Les parties à imprimer sont reportées par procédé photomécanique sur une forme d'impression polymétallique de façon qu'elles apparaissent sur du cuivre (lipophile) ou une émulsion polymère alors que les parties qui ne sont pas à imprimer restent sur de l'aluminium (hydrophile). La plaque est successivement mouillée, puis encrée : l'aluminium accepte l'eau et repousse l'encre, le cuivre ou la couche polymère accepte l'encre et repousse l'eau. Le transfert de l'encre s'effectue par un double report : de la plaque sur le blanchet en caoutchouc d'abord, puis du blanchet sur le papier ensuite. Les parties en aluminium ne sont lipophobes que si elles sont humides, sinon l'encre adhérera également sur celles-ci. C'est donc pour cela que la plaque est d'abord alimentée par le toucheur mouilleur avant le toucheurs encreurs.
Les presses peuvent être constituées d'un ou plusieurs groupes (quatre dans le cas d'une presse quadrichromique), un groupe étant un ensemble imprimant complet. Il existe donc des presses de six groupes (pour l'hexachromie) ou plus permettant l'ajout d'un ton direct Pantone ou d'un vernis. Les presses peuvent également être recto-verso (retirage ou direct).
Le waterless (offset sans mouillage)
Il existe également un procédé sans eau, l'offset waterless où les propriétés de la plaque déterminent directement les zones imprimables. Les zones imprimantes sont toujours en aluminium alors que les zones non-imprimantes sont recouvertes de silicone.